Joseph Martray
| Secrétaire général Comité d'étude et de liaison des intérêts bretons | |
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Joseph Eugène Martray |
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Joseph Martray, né le à Lamballe et mort le à Rennes, est un journaliste français, militant breton, fédéraliste et européen, résistant, officier de la Légion d'honneur.
Biographie
[modifier | modifier le code]Enfance et formation
[modifier | modifier le code]Il étudie au Collège des Cordeliers à Dinan de 1927 à 1932. Il est au lycée de Rennes de 1932 à 1935. En 1936, il quitte sa Bretagne natale pour le lycée Chaptal à Paris, puis la Faculté des Lettres[2].
Carrière
[modifier | modifier le code]Il commence comme rédacteur de préfecture[3]. Il est rédacteur à la préfecture d'Orléans en 1938[4].
Il fréquente le mouvement autonomiste breton[5].
Après 1945, il se pose en « ardent promoteur de l'idée de décentralisation »[6].
En 1947, Joseph Martray défend le rattachement de Nantes à la Bretagne dans son livre Le problème breton et la réforme de la France[5].
Seconde Guerre mondiale
[modifier | modifier le code]Il est[Quand ?] président de l’Union folklorique de Bretagne[7].
Il participe en 1942 aux travaux du Comité consultatif de Bretagne[6].
Il est membre du réseau de résistance « Défense de la France », Joseph Martray reçoit en 1943 l'aval des responsables de son réseau pour prendre le poste de rédacteur en chef du journal finistérien La Dépêche[4]. Les responsables résistants veillaient à placer ou à bénéficier de gens de confiance à certains postes clés[8],[9],[10].
Outre son poste à La Dépêche, il est aussi nommé rédacteur en chef de La Bretagne[2] par Yann Fouéré (secrétaire général du Comité consultatif de Bretagne auprès du préfet de région[11]) qui dirige ces deux journaux vichyssois. Fouéré déclara lui confier la rédaction en chef de ces deux médias car il militait pour l'autonomie régionale de concert avec lui[11].
Après-Guerre
[modifier | modifier le code]Il fonde le CELIB le (Comité d'étude et de liaison des intérêts bretons)[12],[13],[14].
Après la Libération, il poursuit sa carrière journalistique à Paris en animant un quotidien pour les Bretons de Paris, Vent d'Ouest et écrit dans Le Peuple breton[3].
En 1948, il devient membre du comité directeur de La Fédération, puis rédacteur en chef du Bulletin fédéraliste[15].
Militant fédéraliste et européen, il dispose d'un bureau et de moyens au siège parisien de l'association La Fédération à partir de 1949, ce qui lui permet de mettre en œuvre son projet régionaliste[16]. Il noue des contacts avec les élus bretons au cours de l'année 1949. Son ambition est de redonner une virginité au régionalisme en Bretagne. Il est élu en 1968 délégué général[17] du Mouvement national pour la décentralisation et la réforme régionale (MNDR)[17].
En 1957, il est membre du Haut-Comité de patronage de la Fondation culturelle bretonne[18].
Dès 1961, devant l'agitation des producteurs léonards (prise de la sous-préfecture de Morlaix), Alexis Gourvennec et Joseph Martray obtiennent du gouvernement Debré un ensemble de mesures portant sur l'électrification des lignes de chemin de fer et l'amélioration des axes routiers[2],[19].
Il quitte la direction du CELIB en 1973[20].
Décès
[modifier | modifier le code]Hommages
[modifier | modifier le code]Distinctions
[modifier | modifier le code]Odonymes
[modifier | modifier le code]Publications
[modifier | modifier le code]- Joseph Martray, Le problème breton et la réforme de la France, Editions de Bretagne, coll. « [Archives et bibliothèque Yves-Marie Goblet (1881-1955) », (lire en ligne)
- « J. Martray, A qui appartient l'Océan ? », Revue internationale de droit comparé, vol. 30, no 3, , p. 911–912 (lire en ligne, consulté le )
- Joseph (1914-2009) Auteur du texte Martray, Vingt ans qui transformèrent la Bretagne / Joseph Martray, (lire en ligne)
- Joseph Martray, La Bretagne dans la Révolution française, France-Empire, (ISBN 978-2-7048-0442-9, lire en ligne)
- J. C., « La destruction de la Marine française par la Révolution, Joseph Martray, éditions France Empire, Paris », Revue historique des Armées, vol. 173, no 4, , p. 135–136 (lire en ligne, consulté le )
- Joseph Martray, Nous qui sommes d'Atlantique, Terre de brume, coll. « Essais », (ISBN 978-2-908021-10-3, présentation en ligne, lire en ligne)
- Joseph Martray et Jean Ollivro, La Bretagne au coeur du monde nouveau, les Portes du large, (ISBN 978-2-914612-00-5)
- Joseph Martray et Jean Ollivro, La Bretagne réunifiée: une véritable région européenne ouverte sur le monde, Portes du large, (ISBN 978-2-914612-06-7)
- Joseph Martray, Le tournant : la mondialisation, une chance pour la Bretagne, Coop Breizh, (ISBN 978-2-84346-180-4, lire en ligne)
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Martray (lire en ligne)
- 1 2 3 4 Fabrice Marzin, « L’engagement breton de Joseph Martray », dans Luc Capdevila et Patrick Harismendy, L'engagement et l'émancipation, 189-202 p. (lire en ligne)
- 1 2 3 « Nécrologie. Joseph Martray le salut de Marc Le Fur », sur Le Télégramme, (consulté le )
- 1 2 « Joseph Martray, le fondateur du Celib, est décédé », Ouest-France.fr, (lire en ligne [archive du ], consulté le )
- 1 2 Daniel Le Couédic, « L'université et ses Bretagnes. Rivalités entre Nantes, Rennes, Brest et Lorient », Les Annales de la Recherche Urbaine, vol. 62, no 1, , p. 16–30 (DOI 10.3406/aru.1994.1778, lire en ligne, consulté le )
- 1 2 3 Thomas Wieder, « Joseph Martray, militant régionaliste breton », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ « Hommage. Joseph Martray entre au Glenmor », sur Le Télégramme, (consulté le )
- ↑ « Résistance, l'hermine contre la croix gammée », dans Ouest-France,
« Joseph Martray (…) était missionné par la Résistance pour infiltrer le quotidien La Dépêche et empêcher qu'elle ne publie les photos des résistants recherchés. Il en devint rédacteur en chef. » - ↑ « Joseph Martray, le fondateur du CELIB, est décédé », dans Ouest-France,
« Membre du réseau de Résistance Défense de la France, Joseph Martray obtient, en 1943, l'aval de ses chefs pour prendre le poste de rédacteur en chef du journal finistérien La Dépêche. » - ↑ « Joseph Martray, un combattant du désenclavement », dans Le Télégramme, ,
« Membre du réseau de résistance «Défense de la France» pendant la guerre. » - 1 2 Yann Fouéré, La patrie interdite, France-Empire, 1987, p. 293.
- ↑ « Jacqueline Sainclivier. La Bretagne de 1939 à nos jours (Rennes : Editions Ouest-France, 1989 ; in-8°, 500 pages). », Bibliothèque de l'École des chartes, vol. 148, no 2, , p. 498–499 (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Jean Ollivro, « Réseau routier et identité bretonne », Cahiers Nantais, vol. 60, no 1, , p. 79–85 (DOI 10.3406/canan.2003.1100, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Joseph Martray. Un combattant du désenclavement », sur Le Télégramme, (consulté le )
- ↑ Romain Pasquier, « La régionalisation française revisitée : fédéralime, mouvement régional et élites modernisatrices (1950-1964) », Revue française de science politique, vol. 53, no 1, , p. 101–125 (ISSN 0035-2950, DOI 10.3917/rfsp.531.0101, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Joseph Martray, Vingt ans qui transformèrent la Bretagne : l'épopée du CELIB, France Empire, 1983, p. 24
- 1 2 Christian Bougeard, Jacqueline Sainclivier, Vincent Porhel et Gilles Richard, L’Ouest dans les années 68, Presses universitaires de Rennes, (ISBN 978-2-7535-6880-8, lire en ligne)
- ↑ « 1991.6.4. Journée de la langue bretonne - 30 mai 1957 Musée départemental breton », sur musee-breton.finistere.fr (consulté le )
- ↑ « Joseph Martray. Un combattant du désenclavement breton », sur Le Télégramme, (consulté le )
- ↑ « Joseph Martray. Un combattant du désenclavement », sur Le Télégramme, (consulté le )
- ↑ Relevé des fichiers de l'Insee
- ↑ Christian Bougeard, Jacqueline Sainclivier, Vincent Porhel et Gilles Richard, L’Ouest dans les années 68, Presses universitaires de Rennes, (ISBN 978-2-7535-6880-8, lire en ligne)
- 1 2 https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000000746580?init=true&page=1&query=PREX9612403D&searchField=ALL&tab_selection=all
- ↑ « Joseph MARTRAY ✞ », sur Institut culturel de Bretagne (consulté le )
- ↑ « Location appartement Rue Joseph Martray, Rennes », sur toitpourtoi (consulté le )
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Christian Bougeard et autres, L'Ouest dans les années 68, Rennes, Presses universitaires de Rennes, coll. « Histoire », , 270 p. (ISBN 9782753568808, présentation en ligne, lire en ligne).
- Fabrice Marzin, L'engagement breton de Joseph Martray : In : L'engagement et l'émancipation : Ouvrage offert à Jacqueline Sainclivier, Rennes, Presses universitaires de Rennes, (ISBN 9782753560512, DOI https://doi.org/10.4000/books.pur.90630, lire en ligne).
- « Une terre divisée. », Le Monde.fr, (lire en ligne [archive du ], consulté le )
- J. C., « La destruction de la Marine française par la Révolution, Joseph Martray, éditions France Empire, Paris », Revue historique des Armées, vol. 173, no 4, , p. 135–136 (lire en ligne, consulté le )
Liens externes
[modifier | modifier le code]- Ressource relative à la littérature :
- Naissance en mai 1914
- Naissance à Lamballe
- Naissance dans les Côtes-du-Nord
- Étudiant de l'université de Rennes
- Juriste français du XXe siècle
- Journaliste français du XXe siècle
- Résistant français
- Personnalité politique liée à la région Bretagne
- Enseignant à l'université de Nantes
- Titulaire de l'ordre de l'Hermine
- Officier de la Légion d'honneur promu en 1968
- Commandeur de l'ordre national du Mérite
- Rédacteur en chef français
- Officier du Mérite agricole
- Chevalier de l'ordre du Mérite maritime
- Décès en juin 2009
- Décès à Rennes
- Décès à 95 ans
- Membre du conseil économique, social et environnemental régional de Bretagne