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بدوره، يقرأ المنسق العام لجبهة الحرية الدكتور فؤاد أبو ناضر الموضوع بطريقة أخرى. يرفض أن يتهجّم أحد على بكركي، �مهما كان هناك من ملاحظات على سيد بكركي، لأن المسيحيين يمرّون بمرحلة خطيرة، ويجب أن يكونوا موحّدين أكثر من أي وقت آخر�. ويضيف أن بكركي �أمّنت الغطاء والملاذ للذين كانوا يطالبون بالحريّة والسيادة والاستقلال�. بكركي قامت بواجبها على أكمل وجه خلال خمسة عشر عاماً من الهيمنة السوريّة�. ويعتقد بأن أي نقد للبطريرك يجب أن يُقال �بين الجدران لا على صفحات الجرائد�.
كما يشدّد أبو ناضر على إيمان فرنجيّة. فهو �مسيحي وماروني في الصميم، وتهمّه مصلحة المسيحيين في لبنان والشرق�. ويستذكر دوره خلال الوجود السوري، إذ إن فرنجيّة �لم يستخدم علاقته ليستبد وينتقم من القوّات اللبنانيّة والكتائب، لا بل هو توكّل بإخراج بعض الشباب، الذين ذُكرت أسماؤهم في مجزرة إهدن، من السجن وحمايتهم�. ولذلك يرى أبو ناضر أن على الكنيسة معرفة السبب وراء كلام فرنجيّة ومعالجته بصمت، �لأن هناك تراكمات كثيرة، وهو يشعر أن الكنيسة لا تسمع له�. |
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On 20 december 2007, during the Liberty Front convention about the lebanese people abroad, the Lebanese Freedom Organization (LFO, Holland) -here represented by Fouad Sfeir- visited Dr Fouad Abou Nader, the general coordinator of the Liberty Front. |
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أسئلة إلى فؤاد أبو ناضر
ما هي التحرّكات الميدانيّة التي تنوون القيام بها، ولماذا؟
قرّرنا أن نتحرّك على الأرض لأنّ الوضع لم يعد يُحتمل، والتهميش بلغ أوجه، ولم يعد هناك تكافؤ في النظام السياسي. والأسوأ أن الناس سعداء والحكومة تقوم بدور رئيس الجمهوريّة، وهو ما يُمكن أن يستمر لعدّة أشهر. ومن المزعج أن يكون مسيحيّو السلطة غير مكترثين. وستكون لدينا تحرّكات تتصاعد على الأرض مع أطراف عديدة.
من تحمّلون مسؤوليّة الفراغ الرئاسي؟
نحمّل المسؤوليّة للمسيحيين والمسلمين في 8 و14 آذار، لأنّ البعض منهم عمل من أجل الوصول إلى الفراغ. وأفضل أمر يقومون به هو أن يحتشموا ويسكتوا.
هل تعتقد أن اتّفاق الطائف انتهى؟
ذهبنا إلى الطائف والمسدّس في رأسنا، والتنازل الذي حصل في الدستور كان مؤذياً للمسيحيّين، لكنّنا لا نريد أن نعيد عقارب الساعة إلى الوراء. هناك فرق بين الميثاق والصيغة، إذ لا مشكلة في ميثاق 1943 الذي يعبّر عن إرادة العيش المشترك، لكن المشكلة هي في الصيغة التي أدّت إلى حروب عديدة أكبرها حرب عام 1975، وعُدّلت في الطائف الذي برز فشله بعد 2005، ولذلك نحن نطمح إلى جمهوريّة ثالثة يعيش المسلمون والمسيحيون فيها بحرية وأمان وكرامة ومساواة.
عدد الاربعاء ٢٨ تشرين الثاني |
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HISTOIRE DE PARTI - Une formation longtemps embl�matique du libanisme chr�tien
Les Kata�b, mouvement d�une jeunesse que l��ge m�r a un peu fatigu�e
Dossier r�alis� par Jean ISSA (avec l�aimable concours des Drs Jean Charaf et Louis Henein�)
� Longtemps, longtemps apr�s que les po�tes ont disparu, leurs chansons courent encore dans les rues. �
Charles Trenet
Inoubliables, la stature, la pens�e, le patriotisme intransigeant et la rectitude de cheikh Pierre Gemayel dont l�image se confond avec le c�l�bre embl�me, un c�dre stylis� sur fond blanc, du parti dont il �tait l��me, les Kata�b. Longtemps, longtemps, des ann�es quarante aux ann�es quatre-vingt, le mot m�me de parti correspondait dans le lexique des Libanais, par association automatique d�id�es, au label Kata�b. C��tait, en effet, la formation la plus dense num�riquement, la plus �clectique en termes d�activit�s et la mieux structur�e. D�ailleurs, c�est la soif d�organiser la jeunesse libanaise, afin de donner du sens � ses aspirations, � son parcours, qui a motiv� la cr�ation des Phalanges, qui en a �t� en somme la premi�re id�ologie.
C�est dans les convulsions des ann�es trente que ce besoin s�est fait express�ment sentir. L�Orient, d�barrass� en 1918 du joug ottoman, naissait � la conscience politique en s�apercevant qu�il avait �t� flou� : � l�occupation turque succ�dait une colonisation europ�enne, fran�aise et anglaise, mal masqu�e. Mais l�arabisme �mergent tout comme la spirale volontariste devant mener � la lib�ration effective, � l�ind�pendance, secr�taient d�j� de fortes contradictions, li�es � des probl�matiques de nationalit� (par exemple, fallait-il ou non une Grande Syrie ; pouvait-on instaurer une f�d�ration arabe ?), de r�gimes institutionnels, et d�identit� politique, culturelle ou sociale.
Il est compr�hensible que la jeunesse des pays orientaux, alors en qu�te d�eux-m�mes, ait �t� fascin�e par le fascisme, mod�le d�organisation et de dynamisme, et ses succ�dan�s. Sur le plan concret, pour calquer ce patron de couture, des groupements aux id�es et aux id�aux oppos�s, comme le PPS et les Kata�b, ont bu � la m�me source de l�encadrement paramilitaire, disciplin�, bien structur�.
Au niveau local, on voyait surgir toute une palette de conceptions relatives � l�entit�, � l�avenir de la patrie libanaise. Les diverses tentatives de mise en forme prenant, � l�Ouest, les noms de Congr�s du Sahel, du Conseil islamique national, du Parti populaire syrien, du Parti communiste syro-libanais, etc. Le journal Beyrouth �tait alors une tribune de r�f�rence pour ces mouvements.
� l�Est, se cr�aient le Parti de l�unit� libanaise et le Front national. Formations essentiellement chr�tiennes qui affirmaient le caract�re d�finitif de la nation libanaise.
Le contrat d�amiti� franco-libanais, conclu en 1936 par le pr�sident �mile Edd� et le haut-commissaire de Martel (trait� que Blum, au pouvoir � Paris, devait cependant rejeter), avait maximalis� les tensions internes entre unionistes et ind�pendantistes.
La pharmacie
Pierre Gemayel constatait que le r�ve d�un Liban souverain, pour lequel des anc�tres avaient endur� l�exil et la pers�cution, se perdait dans les d�dales des officines politiciennes. Il y avait l� un d�fi � affronter. Et c�est cette situation qui a conduit, selon lui, � la cr�ation des Kata�b. Un groupe de jeunes gens, anim�s par une volont� commune d�organiser et d�entra�ner la jeunesse libanaise, multipliait les r�unions � la pharmacie Gemayel, place des Canons. Le 5 novembre 1936, ils d�crochaient une patente gouvernementale d�livr�e � un comit� form� de Pierre Gemayel, Georges Naccache, Charles H�lou (les deux fondateurs de L�Orient et du Jour !), Hamid Frangi� et Chafic Nassif. Par la suite, Frangi� a �t� remplac� par �mile Yared. Gemayel et Nassif ont �t� charg�s d�entreprendre des contacts en vue de recruter et d�installer des branches pour le mouvement.
Deux jours plus tard, le 7 novembre, l�organisation lan�ait son premier manifeste. Pr�cisant l�action envisag�e, le texte propose de � superposer aux vieux id�aux confessionnels un id�al national �. Il est �tabli ensuite que l�ind�pendance se conquiert, se pr�serve chaque jour. L�orientation �tait claire : prenant racine dans le pass�, il fallait entreprendre de r�former au pr�sent, en vue d�un avenir meilleur. Pour solidifier l�unit� interne, Georges Naccache propose la dissolution du comit� administrateur, la direction devant �tre confi�e � Pierre Gemayel. Le changement a �t� effectu� le 27 avril 1937. Le lendemain, Joseph Chader �tait nomm� secr�taire g�n�ral, Joseph Saad� pr�sident du conseil de discipline et Abdo Saab tr�sorier.
Confrontation
Sous la conduite de Pierre Gemayel, les Kata�b se sont engag�s dans une opposition tierce, se d�marquant du Bloc national comme du Destour et du mandat fran�ais. Le 17 novembre 1937, le pr�sident �mile Edd� d�cr�tait la dissolution de toutes les organisations paramilitaires. Mais les Kata�b ont tenu � c�l�brer par une parade leur premier anniversaire samedi 20 novembre 1937. Ils se sont affront�s avec la police, venue les disperser. Bless� dans l��chauffour�e, Gemayel a �t� conduit � la prison des Sables o� l�ont rejoint nombre de phalangistes. L�incident a provoqu� des r�actions populaires et parlementaires. Ce qui a pouss� les autorit�s � conclure un accord avec les Kata�b: renon�ant aux apparences paramilitaires, ils garderaient un statut d�association sportive pouvant, dans les limites o� les circonstances le permettaient, se m�ler de politique.
Nouvel accord, nouveau nom
Ils ont d�s lors milit� pour une r�forme politique. D�autant plus n�cessaire qu�il fallait pr�munir le pays des effets de la guerre mondiale que l�on voyait venir. Les Kata�b multipliaient les critiques � l�encontre du mandat fran�ais. Sur le plan interne, l�unit� devait �tre, � leurs yeux, bien r�elle et non se limiter � une simple cohabitation entre deux parties. Ce qui sous-entendait qu�il fallait d�passer le confessionnalisme pour laisser le sens national s��panouir.
Cette pens�e a servi de base au pacte national de 1943. Sur le terrain, les Kata�b ont �t� le fer de lance du soul�vement lib�rateur de novembre.
Apr�s l�ind�pendance, ils ont �uvr� en faveur du social et d�un �tat libanais bien autonome.
En mai 1947, ils se lancent dans les l�gislatives. Les �lections ayant �t� truqu�es, ils intensifient leur opposition au pouvoir.
En juin 1949 puis le 18 juillet, des heurts les opposent aux �l�ments du PPS � Gemmayz� et � Sa�fi. Il faut dire que les deux formations cultivent des id�ologies diam�tralement oppos�es. Leur antagonisme est accentu� par le fait que leurs fondateurs, Pierre Gemayel et Antoun Saad�, sont �galement originaires du Metn, o� leurs querelles feront surface p�riodiquement. � la suite des incidents, les autorit�s d�cr�tent la dissolution administrative du PPS, qui tentera par la suite une insurrection. Ce qui vaudra la peine capitale � Saad�. Mais le gouvernement ne m�nage pas pour autant les Kata�b. Le 20 juillet, il confirme l�interdiction des organisations paramilitaires. Et comme en 1937, un arrangement est conclu � la suite d�une rencontre entre Gemayel et le pr�sident B�chara el-Khoury. Aux termes de cet accord, les Kata�b deviennent le � Parti de la f�d�ration libanaise �.
Ils se retirent cependant du front d�opposition �largi � la suite d�un diff�rend sur la voie � suivre. En effet, ils estiment qu�il faut agir d�une mani�re responsable, � travers les institutions l�gales, pour une r�forme compl�te, ax�e sur la promotion de la justice sociale. Alors que les autres opposants, qui ont constitu� un � Front progressiste �, n�ont d�autre but que d�attaquer le r�gime en place et de le renverser. Ce qui sera fait en septembre 1952, le pr�sident Khoury se retirant le 18 septembre.
Aux l�gislatives d�avril 1951, les candidats du parti sont �lus au Akkar, � Beyrouth et dans la B�kaa. Le bloc pr�sente au Parlement un projet de d�veloppement bas� sur le programme d�taill� du parti, qui pr�voit la cr�ation d�un minist�re des Affaires sociales.
Le 20 mai 1952, suite � la promulgation d�un nouvel ordre interne, les Kata�b se proclament Parti d�mocratique social et adoptent une structure �volutive, fond�e sur une pens�e philosophique de personnalisation. C�est alors que l�administration centrale ou r�gionale du parti se r�partit entre cinq institutions, � savoir : le bureau politique, organe de d�cision ; le conseil central, coll�ge �lectoral de consultation et de contr�le ; le conseil g�n�ral, qui se r�unit tous les trois mois ou sur demande du BP ; le congr�s annuel d�orientation ; le jury d�honneur pour les questions de discipline. Le pr�sident supr�me est �lu pour trois ans renouvelables. Seize services sp�cialis�s sont instaur�s.
Le congr�s de 1960 �tablit que la rh�torique Kata�b se d�finit � comme r�aliste, pr�nant la primaut� de la personne et �voluant dans une ligne d�interaction profonde entre les donn�es philosophiques modernes et notre patrimoine intellectuel propre � Le congr�s de 1968 aboutit � la pr�sentation d�un projet de loi instituant le mariage civil facultatif.
Participation
Sous Camille Chamoun, �lu pr�sident de la R�publique en 1952, les Kata�b n��taient pas en harmonie avec le palais pr�sidentiel. Cette �poque a �t� marqu�e, dans le monde arabe, par l��mergence du nass�risme. Le chef de l��tat a adh�r� au pacte de Bagdad, con�u par le secr�taire d��tat US Foster Dulles. Mais la gauche locale tout comme la composante musulmane du pays se sont engag�es aux c�t�s du nass�risme. Le clivage a d�bouch� sur les �v�nements de 1958. Les Kata�b se sont rang�s aux c�t�s de la l�galit�. La crise sanglante a �t� r�gl�e par un accord am�ricano-�gyptien, aux termes duquel le g�n�ral Fouad Chehab a acc�d� � la pr�sidence.
Le premier gouvernement qu�il a form� a �t� rejet� par les Kata�b, qui le trouvaient d�s�quilibr�. Ils ont men�, et r�ussi, une campagne populaire pour en obtenir le changement. Ce qui a �t� rapidement fait avec la mise en place d�un cabinet des Quatre (et de salut public) dirig� par Rachid Karam�, et comprenant Pierre Gemayel ainsi que Raymond Edd� pour les maronites. Le ch�habisme favorisant lui-m�me, par certains c�t�s, les vues scientistes des Kata�b sur le r�le de l��tat, le parti est rest� loyaliste sous les pr�sidents Fouad Chehab et Charles H�lou. Il participait au gouvernement et disposait d�un bloc parlementaire de onze d�put�s. Ses orateurs, notamment Louis Aboucharaf, Edmond Rizk et Georges Saad�, �taient r�put�s. En 1968 cependant, pour contrer le dualisme antid�mocratique instaur� par le Deuxi�me Bureau, Pierre Gemayel s�est alli�, contre le Nahj, au pr�sident Chamoun et � Raymond Edd�, au sein du Helf tripartite, qui a largement emport� au Mont-Liban, Kesrouan compris, les l�gislatives de 1968.
Guerre et m�tamorphoses
Puis s�est pos� le probl�me palestinien qui a provoqu�, d�abord, une crise gouvernementale de 9 mois. Pour aboutir, en septembre 1969, � la convention du Caire, que l�OLP ne devait m�me pas respecter. Ayant foi dans le patriotisme du pr�sident Charles H�lou et esp�rant que le temps ainsi gagn� r�glerait le probl�me, Pierre Gemayel a souscrit � la convention. Mais la situation n�a fait qu�empirer, les fedayine d�bordant du Sud pour cerner la capitale.
Apr�s bien des incidents, l�explosion g�n�ralis�e s�est produite le dimanche 13 avril 1975. Avec l�assassinat de Joseph Abou Assi devant la nouvelle �glise Notre-Dame de A�n el-Remmaneh que l�on consacrait ce dimanche-l� en pr�sence de Pierre Gemayel. Acte suivi par la mitraillade d�un bus transportant des Palestiniens revenant d�un meeting et faisant 29 victimes. Ce qui a �t� imput�, malgr� leurs d�n�gations, aux Kata�b.
L��tat, min� par les contradictions entre les responsables, n�a ni su ni pu r�agir. Et, comme ils l�avaient escompt�, les Palestiniens n�ont pratiquement trouv�, sur le terrain, que les Kata�b pour leur tenir t�te. L�OLP, soutenue � ce stade par le monde arabe, Syrie comprise, �tait �paul�e � l�int�rieur par la composante musulmane, par Kamal Joumblatt, Sa�b Salam et Rachid Karam�. La pression sur le terrain devenait d�autant plus forte que tout le monde, ou presque, favorisait au-dehors l�implantation des Palestiniens. Il est compr�hensible d�s lors que les Kata�b aient accueilli favorablement, fin 1976, une intervention syrienne se proposant de ramener le calme au Liban.
Mais il est assez rapidement apparu que les Syriens entendaient, en fait, prendre possession du Liban. D�s 1977, des heurts se sont ainsi produits entre unit�s syriennes et des phalangistes, notamment sur la ligne de d�marcation s�parant A�n el-Remmaneh de Chiah.
� cette �poque, l��toile de Bachir Gemayel, dont la fibre nationaliste �tait vive, montait au sein du parti. Atteignant le z�nith lorsqu�en fondant les Forces libanaises, il a su unifier le fusil chr�tien. Son ascension, tout comme celle des Kata�b, s�est poursuivie jusqu�en septembre 1982, date de son �lection � la pr�sidence de la R�publique. Rapidement suivie par son assassinat, le 14, suite � un effroyable attentat � la bombe, faisant des dizaines de victimes, perp�tr� par Habib Chartouni, membre du PSNS, formation gravitant dans l�orbite de Damas. Dans la foul�e, il y a eu les massacres des camps palestiniens de Sabra et Chatila, imput�s aux FL mais dans lesquels les Isra�liens, comme l�a confirm� par la suite une de leurs propres commissions d�enqu�te, �taient impliqu�s. Le fr�re a�n� de Bachir Gemayel, Amine Gemayel, lui a succ�d� � la pr�sidence de la R�publique. On sait qu�auparavant Isra�l avait envahi le pays jusqu�au Nord, chassant les Fedayine de Beyrouth.
Durant cette p�riode, les Kata�b n�ont cess� de se d�velopper. Dans le domaine des m�dias, le journal al-Amal est devenu leur porte-parole officiel, tandis que s�ouvraient les stations de radio La Voix du Liban, La Voix du serment et Radio-Liban libre. La section du Metn a lanc� un hebdomadaire, Le Libanais, paraissant le lundi. Amine Gemayel cr�ait en m�me temps le plus important centre d��tudes et de documentation d�Orient, la Maison du futur, qui devait publier la revue Actualit�s.
Sur le plan chr�tien m�me, apr�s des frictions avec les militants PNL, et de graves incidents, notamment � Safra Marine, le pr�sident Camille Chamoun, pour apaiser les tensions, avait rencontr� Bachir Gemayel et accept� que les Kata�b gardent la primaut�. En revanche, les relations avec les Marada �taient rompues depuis l�assassinat, en juin 1978, de Tony Frangi�, de sa femme et de leur fillette. Nombre de Kata�b avaient �t� tu�s et des familles forc�es � quitter la r�gion.
Le 16 f�vrier 1984, le r�gime a �t� d�bord� par une insurrection men�e � Beyrouth-Ouest par le mouvement chiite Amal et par la gauche. Auparavant, les contingents musulmans de l�arm�e, notamment chiites (6e brigade), avaient fait scission.
La pente
La m�me ann�e, 1984, le parti a �t� beaucoup affect� par la mort de cheikh Pierre Gemayel. La direction est revenue au vice-pr�sident, le Dr �lie Karam�. Tr�s aim� de la base, il s�est heurt� cependant � une aile dure compos�e de cadres FL. En mars 1985, �lie Hobeika, Karim Pakradouni et Samir Geagea ont constitu� un fort bloc d�opposition au sein du parti, obtenant la d�signation de Roger Dib (plus tard ministre) comme secr�taire g�n�ral. Cependant, Hobeika et Pakradouni ont fait l�objet d�une mesure de radiation. En 1992, Saad� l�a emport� sur Geagea lors de l��lection organis�e pour la d�signation d�un nouveau pr�sident. Mais le parti traversait une phase de difficult�s d�ordre mat�riel. Ainsi, le journal al-A�mal ne paraissait plus et la station La Voix du Liban devait �tre transform�e en soci�t� par actions, le parti en perdant le contr�le politique. Parall�lement, les Forces libanaises s�emparaient des permanences Kata�b � Beyrouth et au Metn. � la fin de son mandat, le pr�sident Gemayel a d� s�exiler. En confiant les r�nes au g�n�ral Michel Aoun qui, par la suite, est entr� en guerre contre les FL de Samir Geagea.
Georges Saad� a �t� en 1989 l�un des artisans les plus remarqu�s du pacte de Ta�f. Il a tent� ensuite, sans grand succ�s, de d�fendre et de promouvoir cet accord mal accueilli par l�opinion publique chr�tienne. En 1992, � la suite du mot d�ordre de boycottage des l�gislatives lanc�, et suivi, � l�Est, le parti n�a plus compt� de repr�sentant au Parlement.
M�me du temps de Pierre Gemayel, diverses dissensions ou circonstances disciplinaires avaient motiv� la radiation de nombre de cadres du parti. Dans les ann�es soixante-dix, les Forces libanaises, constitu�es � partir du noyau militaire du parti, devenaient de plus en plus autonomes, pour former finalement un mouvement � part. Elles comptaient dans leurs rangs des personnalit�s kata�b de premier plan, comme le Dr Fouad Abounader, qui les a dirig�es un temps, ou Joe Edd�. Le chef qu�elles s��taient choisi apr�s Bachir Gemayel, �lie Hobeika, allait �tre �vinc� par Samir Geagea pour avoir sign� un trait� intermilices sous l��gide de Damas. Devenu prosyrien et ministre, il allait �tre assassin� le 24 janvier 2002 � Hazmieh. Il y a �galement le Tanzim, issu d�une dissidence de cadres militaires kata�b, qui devait avoir un si�ge dans le conseil de commandement des FL.
� l�int�rieur m�me du parti, le fractionnement s�accentuait. Le Dr �lie Karam�, une fois sa pr�sidence termin�e, a form� un groupe connu sous le nom d�opposition Kata�b. Se dressant contre les d�viations, il s�est adress� � la justice pour tenter d�en obtenir correction, le proc�s restant en cours. De son c�t�, le pr�sident Amine Gemayel a �galement conduit, � partir de son exil parisien, un mouvement d�opposition. Il a m�me effectu� un s�jour � Beyrouth en 1992 pour faire valoir, du reste avec succ�s, la n�cessit� pour les Kata�b de se rallier au boycottage des �lections voulu par la majorit� de la collectivit� chr�tienne, Bkerk� en t�te. On trouve enfin un groupe distinct de contestataires form� d�anciens du bureau politique.
La plupart de ces mouvements int�rieurs de rejet ont �t� motiv�s par la ligne qu�ont suivie les successeurs de Georges Saad�, Mounir Haj et Karim Pakradouni. Ils ont en effet opt� pour un soutien � la pr�sidence de la R�publique, leur loyalisme �tant assimil� d�s lors � une soumission � la tutelle syrienne. Derni�rement, cependant, Pakradouni, tout en restant pr�sident du parti, et le pr�sident Amine Gemayel, qui a regagn� le titre de chef supr�me, se sont accord�s. Les Kata�b tentent de la sorte de recoller les morceaux en red�marrant sur de nouvelles bases politiques, ancr�es dans l�esprit libaniste initial.
Le parti vient cependant d�essuyer un coup tr�s dur avec l�assassinat, le 21 novembre 2006, de l�un de ses meilleurs espoirs, le jeune ministre d�put� Pierre Gemayel, fils du pr�sident Amine Gemayel, pilier du 14 Mars et h�ros de la r�volution du C�dre. Son martyre et son exemple doivent aider le parti cher � son c�ur, malheureusement en perte �vidente de vitesse, � se redresser. En compl�tant d�abord l�op�ration de r�conciliation int�rieure, mission confi�e r�cemment par le bureau politique au troisi�me vice-pr�sident, Antoine Richa.
Fouad Abou Nader et ses compagnons lanc�rent le 13 avril 2007, le "Front de la Libert�". |
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