Minanbé
| Minanbé | |
| Localisation | |
|---|---|
| Pays | |
| État | État du Campeche |
| Superficie | 15 ha |
| Histoire | |
| Époque | Classique récent (de 600 à 900 ap. J.-C.) |
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Minanbé est un site archéologique maya situé dans le sud de l'État du Campeche, au Mexique.
Découverte
[modifier | modifier le code]La découverte du site, par un groupe d’archéologues mexicains et slovènes dirigé par l’archéologue Ivan Šprajc, dans la jungle de la réserve de biosphère de Calakmul, dans l’État du Campeche, est annoncée officiellement en juin 2026. La présence d'irrégularités détectées sur des relevés LIDAR laissait supposer l'existence d'un site archéologique qui ne pouvait être confirmée que par une exploration sur place. Pour accéder au site, les archéologues ont dû ouvrir un accès sur près de 5 km dans la jungle, ce qui lui a valu son nom de Minanbé, qui signifie « il n’y a pas de route » en langue maya yucatèque[1],[2]. Le site a été découvert intact[2], sans aucune trace de pillage moderne, hormis des traces laissées par des chicleros (collecteurs de gomme de sapotillier) il y a 70 à 80 ans[1].
Description
[modifier | modifier le code]Le site couvre une superficie de de 15 hectares mais une grande partie du site demeure enfouie et des fouilles archéologiques plus approfondies seront nécessaires pour en révéler l’ampleur[1]. Il correspond à un centre urbain structuré par des places « entourées d’édifices religieux, de terrasses et de zones humides traversées par des canaux »[2]. Selon María Elena Vega Villalobos, la présence de nombreux monuments laisse penser que la cité était un centre politique important[1]. Les archéologues ont recensé 14 monuments, dont des autels et des stèles disposés à l’extrémité d’une chaussée qui relie les secteurs central et nord‑est du lieu[2], des places, des terrasses et un temple pyramidal, d’environ 13 m de haut, du style Río Bec avec une maçonnerie fine ou des panneaux lisses en façade, un escalier très raide et des moulures dans la partie supérieure[2].
Des modèles tridimensionnels ont été créés à partir d’un demi‑millier de photographies pour chacun des 14 monuments découverts. Ils permettent de discerner certains éléments épigraphiques malgré l’érosion affectant la majeure partie des surfaces calcaires. C'est ainsi qu'ont été découvert, dans la partie supérieure de la stèle 1 une scène de décapitation, où apparaît un personnage brandissant une sorte de couteau ou de hache pour décapiter un individu, accompagné d'un signe du calendrier correspondant à la date 5 ajaw (849 apr. J.-C.). D’après leur disposition, plusieurs autels ont été intentionnellement modifiés, dont le monument 6, qui est brisé : il présente des cartouches hiéroglyphiques sur les côtés et, sur la face frontale, la figure d’un gouvernant portant un grand panache de plumes, un pectoral trilobé, des bracelets et des colliers. L’un de ces textes hiéroglyphiques contient une partie d’une date de compte long qui renvoie probablement à un moment de la fin du VIIe siècle, ce qui en ferait le plus ancien du secteur. Plusieurs inscriptions correspondent à la période du Classique terminal, proche de l’abandon des sites de la région, qui eut lieu au Xe siècle[2].
Notes et références
[modifier | modifier le code]Annexes
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- (es) Alan Yuhas et Emiliano Rodríguez Mega, « Minanbé, unas ruinas mayas descubiertas lejos, muy lejos, de los circuitos habituales », New York Times, (lire en ligne)
- (es) « Bautizan como Minanbé, “no hay camino”, a ciudad maya virgen al norte de la Biosfera de Calakmul », sur Instituto Nacional de Antropología e Historia, (consulté le )
Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- (es) « Hallazgo de un nuevo asentamiento arqueológico maya: Minanbé, en Campeche », sur YouTube (consulté le )