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Oxyde de cuivre(II)

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Oxyde cuivrique

__ Cu2+     __ O2−
Maille cristalline de l'oxyde cuivrique.
Identification
Nom UICPA Oxyde de cuivre(II)
No CAS 1317-38-0
No ECHA 100.013.882
No CE 215-269-1
No RTECS GL7900000
PubChem 14829
SMILES
InChI
Apparence poudre noire
Propriétés chimiques
Formule CuO  [Isomères]
Masse molaire[1] 79,545 ± 0,003 g/mol
Cu 79,89 %, O 20,11 %,
Propriétés physiques
fusion 1 326 °C [2]
ébullition 2 000 °C
Masse volumique 6,315 g·cm-3
Propriétés électroniques
Largeur de bande interdite 1,2 eV
Constante diélectrique 18,1 à 15 °C
Propriétés optiques
Indice de réfraction  2,63
Précautions
SGH[3]
SGH07 : Toxique, irritant, sensibilisant, narcotiqueSGH09 : Danger pour le milieu aquatique
Attention
H302, H410, P260 et P273
Transport[3]

Unités du SI et CNTP, sauf indication contraire.

L’oxyde de cuivre(II) ou oxyde cuivrique est un composé du cuivre et de l'oxygène, de formule CuO (le cuivre y est à son état d'oxydation +2). C'est un solide noir de structure ionique, qui fond vers 1 200 °C en dégageant un peu d'oxygène.

L'oxyde cuivrique existe sous forme naturelle : la ténorite.

Propriétés chimiques

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On peut former de l'oxyde cuivrique en chauffant du cuivre à l'air libre, mais il se forme alors également de l'oxyde cuivreux Cu2O :

2 Cu + O2 → 2 CuO.
4 Cu + O2 → 2 Cu2O.

L'oxyde cuivrique peut être obtenu avec un meilleur degré de pureté en chauffant du nitrate de cuivre(II) Cu(NO3)2, de l'hydroxyde de cuivre(II) Cu(OH)2 ou du carbonate de cuivre(II) CuCO3 :

2 Cu(NO3)2 → 2 CuO + 4 NO2 + O2.
Cu(OH)2 (s)CuO(s) + H2O(l).
CuCO3 → CuO + CO2.

L'oxyde cuivrique est basique et réagit avec les acides minéraux tels que l'acide chlorhydrique HCl, l'acide sulfurique H2SO4 ou l'acide nitrique HNO3 en donnant le sel de cuivre(II) correspondant :

CuO + 2 HNO3Cu(NO3)2 + H2O.
CuO + 2 HClCuCl2 + H2O.
CuO + H2SO4CuSO4 + H2O.

Il réagit avec les bases concentrées pour former les sels de cuprates correspondants :

2 XOH + CuO + H2OX2[Cu(OH)4].

Il peut également être réduit en cuivre métallique à l'aide d'hydrogène H2 ou de monoxyde de carbone CO :

CuO + H2Cu + H2O.
CuO + COCu + CO2.

Une méthode de préparation de l'oxyde cuivrique en laboratoire consiste à électrolyser une solution aqueuse de bicarbonate de sodium NaHCO3 avec une anode en cuivre sous faible différence de potentiel : il suffit alors de chauffer le mélange d'hydroxyde de cuivre(II) Cu(OH)2 et de carbonate de cuivre(II) CuCO3 obtenu.

Applications

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Oxyde cuivrique.

L'oxyde cuivrique est utilisé comme pigment pour produire des lumières bleues en pyrotechnie.

Il intervient dans la production de solutions de réactif de Schweizer [Cu(NH3)4(H2O)2](OH)2, utilisé notamment dans la fabrication de la viscose.

Il trouve des applications comme matériau semi-conducteur de type p en raison de sa faible largeur de bande interdite (1,2 eV).

Il est également utilisé comme abrasif en optique, et dans la fabrication de certaines piles électriques.

Il est parfois utilisé à la place de l'oxyde de fer dans la thermite pour en faire un explosif de faible puissance plutôt qu'un matériau incendiaire.

Dépollution, phytoremédiation

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Des algues rouges du genre Ceramium séchées et traitées à l'hydroxyde de sodium et au formaldéhyde pourraient être utilisées comme biosorbant pour extraire des ions Cu2+ de l'eau[4]. Des tests ont été faits en 2013 avec Ceramium rubrum, dont la biomasse séchée a, lors des expériences, présenté une capacité de biosorption évaluée à 25,51 mg de cuivre par gramme d'algue séchée. Cette capacité a été respectivement portée à 42,92 et 30,03 mg/g quand la biomasse algale a été traitée par l'hydroxyde de sodium et le formaldéhyde, grâce à une multiplication des sites actifs responsables de la biosorption (du cuivre en l'occurrence)[4].

Notes et références

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  1. Masse molaire calculée d’après « Atomic weights of the elements 2007 », sur www.chem.qmul.ac.uk.
  2. « COPPER(II) OXIDE » dans la base de données Hazardous Substances Data Bank, consulté le 5 août 2011
  3. 1 2 Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées "GESTIS"
  4. 1 2 Ege, A., & Doner, G. (2013, January). A new biosorbent for the removal of Cu (II) from aqueous solution; red marine alga, Ceramium rubrum. In E3S Web of Conferences (Vol. 1). EDP Sciences

Articles connexes

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