Max Linder
| Nom de naissance | Gabriel-Maximilien Leuvielle |
|---|---|
| Naissance |
Saint-Loubès (France) |
| Nationalité | Française |
| Décès |
(à 41 ans) 16e arrondissement de Paris (France) |
| Profession |
Acteur Réalisateur |
| Films notables |
Sept Ans de malheur L'Étroit Mousquetaire En compagnie de Max Linder Soyez ma femme Le Roi du cirque |
| Site internet | maxlinder.com |
Gabriel-Maximilien Leuvielle, dit Max Linder (max lɛ̃dɛr), est un acteur et réalisateur français, né le au lieu-dit « Cavernes », à Saint-Loubès (Gironde), et mort le dans le 16e arrondissement de Paris.
Il est, en France, l'une des plus grandes vedettes comiques au temps du cinéma muet ; son jeu et ses inventions ont notamment influencé la création du personnage de Charlot, interprété par Charlie Chaplin.
Biographie
[modifier | modifier le code]Jeunesse et débuts
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Gabriel-Maximilien Leuvielle, futur Max Linder, naît en 1883 dans le petit village de Cavernes, situé dans un méandre rive gauche de la Dordogne, en amont du Bec d'Ambès et en aval de Libourne. Ce lieu-dit, entouré de vignes, est rattaché à la commune de Saint-Loubès en Gironde[1].
Son père, Jean, dit Marcel Leuvielle, né en 1858, (lui-même fils de marchands d'habits), et sa mère, Suzanne Baron (1860-1958), fille d'un tonnelier, sont vignerons. L'infestation du phylloxéra se propageant dans les vignobles bordelais, ses parents le confient lui et son frère à sa grand-mère maternelle et partent refaire fortune aux Amériques[2].
Après des études au lycée de Talence, le jeune Gabriel-Maximilien Leuvielle entre au Conservatoire de Bordeaux. Il en est renvoyé durant sa deuxième année, après une altercation avec un professeur. Il continue néanmoins de jouer le répertoire classique, sous le pseudonyme de Max Lacerda à la demande de son père. En 1904, il adopte le pseudonyme de Max Linder, choisi au hasard d'une promenade dans les rues de Bordeaux qui l'amène devant la devanture du magasin de chaussures Linder[2],[3].
La même année, il monte à Paris rejoindre un ancien professeur de déclamation qui dirige le théâtre de boulevard l'Ambigu. Il y joue ainsi qu'aux Variétés. Muni d'une lettre de recommandation d'un ami du théâtre de l'Ambigu, il est reçu dans la maison Pathé qui l'engage en 1905 pour « faire du cinématographe » : scénariste, réalisateur, acteur, il tourne alors près d'un film par jour[4]. Cela ne l'empêche pas parallèlement de tenter d'entrer au Conservatoire national supérieur d'art dramatique, mais il échoue au concours trois années consécutives[2].
Charles Pathé le découvre et l'engage. Son premier court-métrage s'intitule Le Premier cigare d'un collégien (1905). Il tourne quelques drames tels que Les Contrebandiers (1906), Un drame à Séville mais le public le préfère dans la comédie où un succès considérable l'attend.
Après quelques sketches burlesques (Un mariage à l'italienne, Les Débuts d'un yachtman et des comédies d'époque comme Dix femmes pour un mari en 1906), il crée le personnage de « Max », jeune dandy élégant, hâbleur, porté sur le beau sexe, toujours mêlé à des aventures loufoques dont il se tire avec brio. Max Linder se dote aussi d'un physique reconnaissable : costumes élégants, avec chapeau haut-de-forme (parfois melon), petite moustache.
Le départ d'André Deed pour l'Italie en 1908 lui donne enfin sa chance et il va rapidement devenir l'acteur de comédies principal des studios Pathé.
Le succès de « Max »
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Le personnage de « Max » naît en 1910, avec Les Débuts de Max au cinéma (cependant certains de ces films plus anciens ont été rebaptisés avec l'ajout du terme Max...).
Dès lors, Max devient une attraction cinématographique de tout premier plan avec une centaine de courts-métrages, comme Comment Max fait le tour du monde (1910), Max hypnotisé (1910), Max ne se mariera pas (1910), Max fiancé (1911), Max victime du quinquina (1911), Le Roman de Max (1912), Entente cordiale (1912), Une idylle à la ferme (1912), Les Vacances de Max (1913), Max fait de la photo (1913), Le Duel de Max (1913), Max sauveteur (1914), Max au couvent (1914)… Il est tour à tour escamoteur, professeur de tango, toréador, pédicure, maître d'hôtel, médecin… D'un film à l'autre, il court après une fiancée volage, se fait battre en duel, est victime d'un abus de quinquina, ou se mesure à Nick Winter, le célèbre détective, dans un film coréalisé avec Paul Garbagni.
Avec tous ces films, d'une ou deux bobines, le plus souvent écrits et réalisés par lui-même, Max est un triomphe mondial, la première star internationale de cinéma en 1910 (grâce notamment aux encarts publicitaires de Pathé) quelques années avant qu'Hollywood invente les siennes[5] (Douglas Fairbanks, Florence Lawrence, Florence Turner, Mary Pickford). Charlie Chaplin a été influencé par Max Linder pour créer son personnage.
Un premier problème de santé, et un accident pendant un tournage (éventration à la suite d'un saut acrobatique en patin à roulettes au Théâtre de la Cigale), l'obligent à s'arrêter plusieurs mois en 1911, mais il revient avec encore davantage de succès. En 1912-1913, il part pour des tournées triomphales à l'étranger, d'abord en Espagne et en Allemagne, où il tourne des scènes qui seront insérées à ses films (Max toréador ou Max, professeur de tango), puis en Russie (Saint-Pétersbourg).
Mais c'est surtout la Première Guerre mondiale qui interrompt cette carrière sans précédent alors que son contrat avec Pathé d'un million de francs prévoit de tourner 150 films sur trois ans, soit un film par semaine. Envoyé au front, gazé, il est définitivement réformé. En 1916, s'estimant rétabli, il signe un contrat mirifique (salaire de 5 000 $ par semaine) avec les Studios Essanay de Chicago, que Charlie Chaplin venait de quitter. Mais sa santé encore fragile le trahit et ne lui permet de tourner que trois films sur les douze prévus. Malade, il rentre en France, après un séjour dans un sanatorium de Los Angeles, pour se faire soigner chez lui[2].

Il faut attendre plus d'un an pour qu'il puisse tourner à nouveau, à la demande de son ami Tristan Bernard, pour une adaptation cinématographique du Petit Café, tournée par son fils Raymond Bernard avec l'actrice Jane Renouardt, son égérie (qui épousera plus tard Fernand Gravey). Le film obtient, tant de la critique que du public, un accueil enthousiaste : aux yeux de chacun, Max était de retour.
Le , il inaugure le Ciné Max Linder, situé sur les grands boulevards parisiens et dans lequel il diffuse ses propres œuvres cinématographiques[2],[6],[7].
Max Linder repart à la fin de l'année 1919 aux États-Unis, à Hollywood, devenue la capitale mondiale du cinéma. Il est tout à la fois producteur, scénariste, metteur en scène et principal interprète des trois longs métrages qu'il produit successivement : Sept Ans de malheur, célèbre pour la scène du miroir reprise plus tard par les Marx Brothers, Soyez ma femme, et ce qu'il considérait comme son meilleur film, L'Étroit Mousquetaire[8]…
Cette dernière réalisation à peine terminée, Max Linder, exténué, se voit une nouvelle fois obligé de quitter les États-Unis, et c'est en convalescence à Lausanne qu'il reçoit le télégramme de félicitations de Douglas Fairbanks, lui annonçant le succès du film. Et le « d'Artagnan » de Max Linder bénéficie en France d'un accueil tout aussi chaleureux. Puis il tourne avec Abel Gance dans Au secours !, un film où Max fait le pari de rester au moins une heure dans un château prétendument hanté. Le talent comique de Linder s'y combine avec les effets spéciaux d'un Abel Gance cherchant toujours les limites expressives d'un média encore nouveau (mais le film ne sortit pas[note 1]).
Fin de carrière
[modifier | modifier le code]En 1921, il rencontre une jeune fille mineure de seize ans, Hélène Peters (1905-1925), dans un palace de Chamonix où il se repose. La mère d'Hélène refusant la demande en mariage, il enlève celle-ci et l'emmène à Monte-Carlo. La mère finit par céder à la suite du scandale médiatique qu'il a soulevé.
Le , à Lausanne, il se fracture le bras gauche en tombant dans une crevasse aux rochers de Naye. Il est transporté en clinique[9].
Le , il épouse Hélène civilement à Paris, à la mairie du 16e[10], puis religieusement le suivant à l'église Saint-Honoré-d'Eylau[2]. Les déboires professionnels, les ennuis de santé, et la jalousie maladive de Max Linder le font songer au suicide.
Le , alors qu'il est en tournage dans les studios viennois de la Vita Films, il tente à l'hôtel de se suicider au Véronal et d'entraîner sa femme, alors enceinte de cinq mois, dans la mort. Mais Hélène ne fait que simuler l'absorption du produit et appelle les secours qui le sauvent à temps[11]. En naît leur fille Maud (1924-2017) dite Josette, qui sera recueillie par ses grands-parents maternels[12].
Il part en Autriche réaliser Le Roi du cirque, avec Vilma Bánky. Malgré les critiques élogieuses que ce film remporte, sa nomination à la présidence de la Société des auteurs de films, la préparation terminée de la super production Le Chevalier Barkas et son engagement pour tourner une adaptation du Chasseur de chez Maxim's, il abandonne brusquement tous ses projets, miné par sa dépression et la demande de divorce d'Hélène.
Le [13], alors que le couple réside dans l'appartement de l'hôtel Baltimore (88 bis avenue Kléber à Paris), leurs corps sont retrouvés inanimés, les veines tailladées. Max Linder, probablement sous la menace de son revolver[14], a forcé sa femme à prendre le verre de Gardénal avant d'absorber lui-même le produit et de sectionner leurs artères du poignet gauche[2]. Tous deux meurent dans la soirée de leurs blessures ; la mort de Max Linder est enregistrée le à minuit et demi[14].
Postérité
[modifier | modifier le code]Héritage et descendance
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Sa fortune et l'éducation de sa fille unique Maud Linder-Leuvielle (1924-2017) sont confiées à son frère aîné Maurice Leuvielle (1881-1959), ancien joueur de rugby à XV au Stade bordelais. Ce dernier, rongé par la syphilis, l'alcool et la haine envers son frère, dilapide une grande partie de l'héritage, enterre les bobines de ses films dans son jardin (non protégées par leurs boîtes métalliques, Maud Linder en les déterrant, ne récupérera que des pellicules inexploitables). Seule une centaine de films subsiste aujourd'hui, sur les cinq-cents qu'il a tournés[2].
Mathilde Peters, la belle-mère de Max, par la menace d'un procès envers Maurice, obtient la garde de Maud mais la famille Leuvielle se dispute pendant des années, par procès interposé, la garde de l'orpheline légataire pour s'emparer de la fortune de son père[15].
Maud Linder est l'auteur de deux films, En compagnie de Max Linder en 1963, et L'Homme au chapeau de soie en 1985, qui retracent la vie et l'œuvre de son père à travers des extraits de films et des documents d'époque. Max Linder y est présenté comme « le premier auteur-acteur de l'histoire du cinéma ». Elle publie en 1992 Max Linder était mon père. Elle souhaite aussi créer un Institut Max-Linder pour honorer les travaux et la vie de son père[4].
Mémoire de l'œuvre et du nom
[modifier | modifier le code]L'apport de Max Linder au cinéma comique naissant est immense : il enrichit des scénarios banals d'une grande finesse d'observation, d'une dimension presque réaliste ; il réconcilie le cirque et le vaudeville, la farce et la comédie légère ; enfin, il impose un type profondément original, caractéristique de son époque. De Charlie Chaplin à Pierre Étaix, tous les grands comiques de l'écran lui doivent quelque chose[16],[17]. Plus récemment, George Valentin personnage (à l'accent français) interprété par Jean Dujardin dans The Artist, sortie en 2011, semble inspiré par la posture du personnage de Max Linder[18].
Le Ciné Max Linder à Paris, salle de cinéma qu'il avait créée, dont il était propriétaire et exploitant, existe toujours aujourd'hui. Située sur les grands boulevards (au 24 boulevard Poissonnière), elle porte toujours son nom, le Max Linder Panorama.
Un lycée de Libourne (Gironde), proche de sa commune de naissance, porte son nom[19], tout comme le collège de Saint-Loubès[20]. C'est également le cas de plusieurs rues de la ville — où il repose — et d'une salle communale. Une salle de cinéma porte le nom de Max Linder à Saint-Girons en Ariège.
Filmographie
[modifier | modifier le code]En tant qu'acteur, réalisateur et scénariste
[modifier | modifier le code]- 1908 : L'Obsession de l'équilibre (Max jongleur) : Max
- 1909 : Avant et... après : le gendre
- 1909 : La Vengeance du bottier : Max
- 1909 : N'embrassez pas votre bonne
- 1910 : Max et l'Edelweiss de lui-même[réf. nécessaire]
- 1910 : Je voudrais un enfant : M. Kalsourir (co-écrit avec Lucien Boyer)
- 1910 : Max cherche une fiancée de lui-même[réf. nécessaire]
- 1910 : Max et son rival (Tout est bien qui finit bien) de lui-même[réf. nécessaire]
- 1910 : Max prend un bain de lui-même[réf. nécessaire]
- 1911 : Max fiancé (Max a trouvé une fiancée) de lui-même[réf. nécessaire]
- 1911 : Max se marie (co-réalisé avec Lucien Nonguet)
- 1911 : Max et sa belle-mère (co-réalisé avec Lucien Nonguet)
- 1911 : Par habitude
- 1912 : Une idylle à la ferme (Idylle à la ferme) : Max
- 1912 : Amour tenace : Max
- 1912 : Max amoureux de la teinturière : Max
- 1912 : Max boxeur par amour : Max
- 1912 : Max et son âne ou Max et l'âne jaloux (co-écrit avec Louis Z. Rollini)
- 1912 : Max veut faire du théâtre (Max et Jane veulent faire du théâtre ou Max a le feu sacré) (co-réalisé avec René Leprince)
- 1912 : Entente cordiale (Max et l'Entente cordiale)
- 1912 : Max peintre par amour : Max
- 1912 : Max, professeur de tango : Max
- 1912 : Max veut grandir : Max
- 1912 : Le Roman de Max : Max
- 1912 : Une nuit agitée : Max
- 1912 : Max a peur des chiens : Max
- 1912 : La Malle au mariage : Max
- 1912 : L'Enlèvement en hydroaéroplane (ou Un enlèvement en hydroaéroplane)
- 1912 : Max émule de Tartarin
- 1912 : Max reprend sa liberté : Max
- 1913 : Max Linder pratique tous les sports : Max (co-écrit avec Armand Massard)
- 1913 : Le Duel de Max (co-écrit avec Armand Massard)
- 1913 : Le Hasard et l'Amour (co-réalisé avec René Leprince)
- 1913 : Max a peur de l'eau
- 1913 : Max fait de la photo de lui-même[réf. nécessaire] : Max
- 1913 : Max toréador : Max
- 1913 : Max virtuose : Max
- 1913 : Les Vacances de Max (Max part en vacances) : Max
- 1914 : L'Anglais tel que Max le parle (co-réalisé avec René Leprince)
- 1914 : Cuisinier par amour : Max
- 1914 : Max dans les airs (Max aviateur) (co-réalisé avec René Leprince)
- 1914 : Max décoré (co-réalisé avec René Leprince[réf. nécessaire])
- 1914 : Max et le Commissaire : Max
- 1914 : Max et la Doctoresse : Max
- 1914 : Max et le Mari jaloux (co-réalisé avec René Leprince) : Max
- 1914 : Max pédicure (co-réalisé avec René Leprince)
- 1915 : Max asthmatique : Max
- 1915 : Max et l'Espion (co-réalisé avec René Leprince)
- 1916 : Max entre deux feux
- 1916 : Max et la Main-qui-étreint (Max victime de la Main-qui-étreint) : Max
- 1916 : Max médecin malgré lui : Max
- 1917 : Max et le Sac (co-réalisé avec René Leprince)
- 1917 : Max devrait porter des bretelles (co-réalisé avec René Leprince)
- 1917 : Max part en Amérique : Max
- 1917 : Max et son taxi
- 1917 : Max veut divorcer : Max
- 1921 : Sept Ans de malheur : Max
- 1921 : Soyez ma femme : Max
- 1922 : L'Étroit Mousquetaire : Lindertagnan
- 1924 : Le Roi du cirque (co-réalisé avec Édouard-Émile Violet)
- 1924 : Max illusionniste (co-réalisé avec René Leprince)
En tant qu'acteur et réalisateur
[modifier | modifier le code]- 1908 : Vive la vie de garçon : le mari
- 1909 : La Timidité guérie par le sérum
- 1909 : Un mariage à l'américaine (ou Un mariage américain)
- 1909 : Le Voleur mondain
- 1909 : Une campagne électorale (co-réalisé avec Louis Gasnier)
- 1910 : Les Débuts de Max au cinéma (co-réalisé avec Louis Gasnier)
- 1910 : La Flûte merveilleuse
- 1910 : Mariage au puzzle
- 1910 : Le Mariage de Max (ou Max se marie)
- 1910 : Max aéronaute - Max aviateur
- 1910 : Les Exploits du jeune Tartarin : le jeune Tartarin
- 1910 : Max célibataire de lui-même[réf. nécessaire]
- 1910 : Champion de boxe
- 1910 : Max et Clancy tombent d'accord
- 1910 : Max et la belle négresse
- 1910 : Max et le Téléphone
- 1910 : Max et ses trois mariages de lui-même[réf. nécessaire]
- 1910 : Max est hypnotisé
- 1910 : Max maîtresse de piano
- 1910 : Max se trompe d'étage
- 1910 : Max est distrait (co-réalisé avec René Leprince)
- 1911 : Max a un duel
- 1911 : Max dans sa famille (Max en convalescence)
- 1911 : Max victime du quinquina (co-réalisé avec René Leprince)
- 1911 : Voisin... voisine
- 1912 : Max et Jane en voyage de noces ou Voyage de noces (co-réalisé avec René Leprince)
- 1912 : Match de boxe entre patineurs à roulettes
- 1912 : Max bandit par amour
- 1912 : Max cocher de fiacre
- 1912 : Max Linder contre Nick Winter (co-réalisé avec Paul Garbagni)
- 1912 : Le Succès de la prestidigitation (Max escamoteur)
- 1912 : Max et son chien Dick
- 1912 : Max et la Bonne à tout faire (co-réalisé avec René Leprince)
- 1912 : Max et la Fuite de gaz (co-réalisé avec René Leprince)
- 1912 : Max et les Femmes (Oh les femmes) (co-réalisé avec René Leprince)
- 1912 : Max jongleur par amour : Max
- 1912 : Max lance la mode (co-réalisé avec René Leprince)
- 1912 : Que peut-il avoir ? ou Que peut-il arriver ?
- 1912 : Un mariage au téléphone
- 1912 : Un pari original
- 1912 : Voyage de noces en Espagne
- 1912 : L'Ange du foyer, avec Georges Vinter dans le rôle du détective Nick Winter qu'il créa[21]
- 1912 : Max collectionneur de chaussures (co-écrit avec Armand Massard) : Max
- 1913 : Max est charitable (co-réalisé avec René Leprince)
- 1913 : Le Chapeau de Max : Max
- 1913 : Comment Max fait le tour du monde : Max
- 1913 : Max à Monaco
- 1913 : Max au couvent
- 1913 : Max collectionneur de chaussures
- 1913 : Max et le Billet doux - Max et son billet
- 1913 : Max et les crêpes (Max et Jane font des crêpes ou Max cuisinier par amour) (co-réalisé avec René Leprince)
- 1913 : Max fait des conquêtes
- 1913 : Max jockey par amour (co-réalisé avec René Leprince)
- 1913 : Max n'aime pas les chats
- 1913 : La Rivalité de Max
- 1913 : La Ruse de Max
- 1913 : Un mariage imprévu
- 1913 : Max et le Rendez-vous
- 1913 : Un mariage forcé
- 1913 : Max jaloux ou Jalousie (co-réalisé avec René Leprince)
- 1914 : Dick est un chien savant
- 1914 : Max soldat - Le 2 août 1914 (co-réalisé avec René Leprince)
- 1914 : Les Escarpins de Max
- 1914 : Max et le Bâton de rouge
- 1914 : Max maître d'hôtel (co-réalisé avec René Leprince)
- 1914 : Max sauveteur - La médaille de sauvetage (co-réalisé avec René Leprince)
- 1914 : Le Pendu, avec nouvelle version du film de 1906
- 1915 : Max coiffeur par amour
- 1925 : Chevalier Barkas (film inachevé)
En tant qu'acteur et scénariste
[modifier | modifier le code]- 1913 : Les Débuts d'un yachtman de Louis Gasnier
- 1923 : Au secours ! d'Abel Gance : Max, un homme qui fait le pari de passer une nuit dans une maison hantée
En tant qu'acteur uniquement
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- 1905 : La Première Sortie d'un collégien de Louis Gasnier : le collégien
- 1906 : C'est papa qui prend la purge de Louis Feuillade : l'amoureux sur le banc
- 1906 : Les Contrebandiers de Lucien Nonguet
- 1906 : Le Pendu de Louis Gasnier : l'amoureux qui se pend
- 1906 : Le Poison (réalisateur inconnu)
- 1906 : Le Premier Cigare d'un collégien de Louis Gasnier
- 1906 : Lèvres collées (réalisateur inconnu) : un témoin
- 1907 : Au music-hall de Fred Karno : le jeune homme ivre
- 1907 : Max patineur : Les Débuts d'un patineur de Louis Gasnier : Max
- 1907 : Domestique hypnotiseur de Lucien Nonguet
- 1907 : Idée d'apache de Lucien Nonguet : le bourgeois
- 1907 : Un drame à Séville (ou La Mort d'un toréador) d'André Heuzé et Louis Gasnier : le matador
- 1907 : Sganarelle d'Albert Capellani
- 1907 : Une mauvaise vie de Lucien Nonguet
- 1907 : La Vie de Polichinelle (La Légende de Polichinelle) d'Albert Capellani et Lucien Nonguet : Polichinelle
- 1907 : Ah ! quel malheur d'avoir un gendre (réalisateur inconnu) : le gendre
- 1907 : Les Exploits d'un fou (réalisateur inconnu) : le passant au chapeau
- 1907 : Pitou, bonne d'enfants (réalisateur inconnu)
- 1908 : Mon pantalon est décousu d'André Heuzé : le vicomte de Dieutegarde
- 1908 : La Rencontre imprévue de Georges Monca
- 1908 : Une conquête de Georges Monca
- 1908 : La Très Moutarde de Georges Monca : Max, le jeune homme timide
- 1908 : Une représentation au cinématographe ou Une séance de cinématographe de Louis Gasnier : un spectateur
- 1908 : Un tic nerveux contagieux (réalisateur inconnu)
- 1908 : Deux grandes douleurs (réalisateur inconnu)
- 1909 : Un mariage forcé de Louis Gasnier
- 1909 : La Flûte merveilleuse
- 1909 : Un coup d'œil à chaque étage
- 1909 : À qui mon cœur ? (réalisateur inconnu) : Max
- 1909 : Amoureux de la femme à barbe (réalisateur inconnu)
- 1909 : Le Baromètre de la fidélité de Georges Monca : Max le mari
- 1909 : Le Bridge au plafond (Je bridge au plafond) de Louis Gasnier
- 1909 : Le Chapeau-claque de Georges Monca
- 1909 : En bombe après l'obtention de son bachot de Louis Gasnier : Max, le jeune bachelier
- 1909 : Mes voisins me font danser ou Repos impossible de Louis Gasnier
- 1909 : Le Pantalon trop court de Louis Gasnier
- 1909 : La Petite Rosse de Camille de Morlhon
- 1909 : Le Petit Jeune Homme de Louis Gasnier : Isidore Panachon, le jeune collégien
- 1909 : Quel est l'assassin ? ou Qui a tué Max ? de Louis Gasnier
- 1909 : Le Râtelier de la belle-mère de Georges Monca
- 1909 : La Timidité vaincue de Louis Gasnier
- 1909 : Les Surprises de l'amour
- 1909 : Un cross-country original de Louis Gasnier
- 1909 : Une conquête de Charles Decroix
- 1909 : Une poursuite mouvementée de Louis Gasnier
- 1909 : Une séance de cinématographe de Louis Gasnier
- 1909 : Le Veston trop étroit de Louis Gasnier
- 1909 : Les Débuts d'un yachtman de Louis Gasnier
- 1910 : Une jeune fille romanesque de Louis Gasnier : Max
- 1910 : L'Ingénieux Attentat de Louis Gasnier : Max
- 1910 : Kyrelor, bandit par amour de Louis Gasnier : Kyrelor
- 1910 : Le Duel d'un monsieur myope de Louis Gasnier
- 1910 : Les Effets des pilules de Max (réalisateur inconnu)
- 1910 : Un chien qui rapporte - Mon chien rapporte de Louis Gasnier
- 1910 : Max fait du patinage à roulettes ou Match de boxes entre patineurs à roulettes de Louis Gasnier
- 1910 : Max fait du ski de Louis Gasnier et Lucien Nonguet : Max
- 1910 : Max manque un riche mariage de Lucien Nonguet
- 1910 : Max ne se mariera pas de Lucien Nonguet : Max
- 1910 : Trop aimée de Louis Gasnier
- 1910 : Une bonne pour monsieur, un domestique pour madame de Lucien Nonguet : le domestique
- 1910 : Le Cauchemar de Max de Lucien Nonguet : Max
- 1910 : L'Idiot qui se croit Max
- 1910 : Le Soulier trop petit de Georges Monca
- 1910 : Petite Gosse
- 1910 : Ruse de mari
- 1910 : Le Serment d'un prince
- 1910 : Le Pacte d'Émile Boucher : Max
- 1910 : Soldat par amour
- 1910 : Mauvaise Vue
- 1910 : Amour et Fromage (réalisateur inconnu)
- 1910 : Le révolver arrange tout (réalisateur inconnu)
- 1911 : L'Amour mouillé (réalisateur inconnu)
- 1911 : Une mariée qui se fait attendre (La Mariée récalcitrante) de Louis Gasnier
- 1912 : Max et l'Inauguration de la statue (réalisateur inconnu)
- 1912 : Max dans la garde-robe
- 1912 : Le Succès de la prestidigitation
- 1912 : Oh les femmes ! : Max
- 1912 : Le Mal de mer
- 1912 : Max et son domestique ou La Vengeance du domestique
- 1912 : Max bandit par amour
- 1913 : Le Hasard et l'Amour[note 2]
- 1914 : L'idiot qui se croit Max de Romeo Bosetti et Lucien Nonguet
- 1914 : Max joue le drame de Lucien Nonguet : Max
- 1915 : La Tulipe merveilleuse
- 1916 : C'est pour les orphelins, film de propagande de Louis Feuillade
- 1919 : Le Petit Café de Raymond Bernard : Albert Loriflan
- 1920 : Le Feu sacré de Henri Diamant-Berger
Théâtre
[modifier | modifier le code]- 1905 : La Grande Famille d'Alexandre Arquillière, Théâtre de l'Ambigu-Comique
- 1906 : Miquette et sa mère de Gaston Arman de Caillavet et Robert de Flers, Théâtre des Variétés[22]
- 1908 : Les Deux Écoles d'Alfred Capus, Théâtre des Variétés[23]
- 1908 : Le Roi de Robert de Flers, Gaston Arman de Caillavet, Emmanuel Arène, Théâtre des Variétés
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]Références
[modifier | modifier le code]- ↑ Plaquette de présentation de Cavernes, sur saint-loubes.fr,consulté le 2 novembre 2020.
- 1 2 3 4 5 6 7 8 Thomas, « Vie & mort de Max Linder », L'Impossible, no 4, , p. 85-90.
- ↑ « Libourne : entretien imaginaire avec Max Linder, première vedette internationale du cinéma français », sur sudouest.fr, consulté le 2 novembre 2020.
- 1 2 Jean-Michel Meurice, documentaire Maud et Max sur Arte, 2013.
- ↑ Christian-Marc Bosséno et Jacques Gerstenkorn, Hollywood : L'usine à rêves, Paris, Gallimard, , 176 p. (ISBN 2-07-053153-8).
- ↑ « Histoire du Max-Linder », sur maxlinder.com, consulté le .
- ↑ Christine Henry, « Paris : 30 ans et un nouvel élan pour le mythique Max Linder », sur leparisien.fr, consulté le 19 novembre 2020.
- ↑ Dominique Lebrun et Mermet, Paris Hollywood : les Français dans le cinéma américain, Hazan (ISBN 978-2-85025-136-8).
- ↑ 1822-1922: Pasteur. Institut Pasteur, 27 décembre, 1922, Hachette, (lire en ligne)
- ↑ Acte de mariage n° 1332 (vue 6/31), archives en ligne de la Ville de Paris, état-civil du 16e arrondissement, registre des mariages de 1923.
- ↑ Maud Linder, Max Linder était mon père, Flammarion, , p. 235.
- ↑ Tout sur mon père Max Linder, Jean-Michel Meurice (réalisateur), Arte, dossier de presse, 5 juin 2013 (diffusion)
- ↑ « Acte de décès no 2027 (vue 7/31) du registre des décès de l'année 1925 du 16e arrondissement de Paris, cote du registre : 16D 131 », sur Archives de Paris (consulté le ).
- 1 2 Maud Linder, op. cit., p. 237.
- ↑ Isabelle Regnier, « Max Linder côté noir, côté blanc », sur lemonde.fr, .
- ↑ « Retour sur l'œuvre de Max Linder », France Culture, La grande table, consulté le .
- ↑ « Comiques Transatlantiques, de Linder à Chaplin (1910-1925) », sur appia.hypotheses.org, consulté le .
- ↑ « Max Linder, premier auteur-réalisateur-comédien du Cinéma mondial », sur piasa.fr, consulté le .
- ↑ Site du lycée Max-Linder de Libourne.
- ↑ Site du collège Max-Linder de Saint-Loubès.
- ↑ Sans doute co-réalisé avec Paul Garbagni comme les autres courts métrages de cette série qui voit s'affronter les deux personnages.
- ↑ « Miquette et sa mère », sur Les Archives du spectacle, (consulté le )
- ↑ « Les Deux Écoles », sur Les Archives du spectacle, (consulté le )
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Charles Ford, Max Linder, Paris, Seghers,
- Jean Mitry, Max Linder, Anthologie du cinéma, fascicule no 16, Supplément à L'Avant-Scène du Cinéma no 60 - CIB, Paris,
- Maud Linder, Max Linder, Paris, Éditions Atlas,
- Maud Linder, Max Linder était mon père, Paris, Flammarion,
- Pascal Djemaa, Max Linder, du rire au drame, Frassy,
- Jacques Richard, Dictionnaire des acteurs du cinéma muet en France, Paris, éditions de Fallois, , 909 p. (ISBN 978-2-87706-747-8)
- Thomas, « Vie & mort de Max Linder », L'Impossible, no 4, , p. 85-90
- Stéphane Olivié Bisson, Max, Editions Cambourakis, Paris, , 112 p., (ISBN 9782366244083)
Documentaire
[modifier | modifier le code]- Tout sur mon père Max Linder, film de Jean-Michel Meurice, Arte, .
Article connexe
[modifier | modifier le code]- Max Linder Panorama, salle de cinéma
Liens externes
[modifier | modifier le code]- Ressources relatives à l'audiovisuel :
- Ressource relative au spectacle :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
- Max Linder sur 1895.revues.org
- 172 films de Max Linder sur DVDtoile
- Max Linder sur lesgensducinema.com
- (en) Max Linder: Pioneer of all movie comedians
- Max Linder
- Acteur français du muet
- Réalisateur du muet
- Réalisateur français
- Burlesque
- Acteur ayant incarné D'Artagnan
- Acteur ayant incarné Arsène Lupin
- Militaire français de la Première Guerre mondiale
- Nom de scène
- Naissance à Saint-Loubès
- Naissance en décembre 1883
- Décès en novembre 1925
- Acteur suicidé
- Suicide par sectionnement en France
- Décès à 41 ans
- Décès dans le 16e arrondissement de Paris
- Personnalité inhumée en Gironde